Par Alain Rousset, Président de l'ARF, Claudy Lebreton, Président de l'ADF, etJean-Paul Huchon, Président de la Région Île-de-France.
A 72 jours du premier tour de l’élection présidentielle, la réunion organisée par le Président-candidat sur les finances locales a constitué en réalité une vaste opération de communication au service de la candidature de Nicolas Sarkozy.
Elle est venue ponctuer cinq année de défiance de l’Etat à l’endroit des collectivités.
Après avoir passé l’ensemble du quinquennat à les asphyxier financièrement, à travers notamment le gel de leurs dotations pour la période 2011-2014 et la réduction de 200 millions d’euros de ces dotations dans le cadre du plan de rigueur, le gouvernement a beau jeu de faire peser sur les collectivités territoriales, qui ne représentent que 10% de l’endettement public, le poids de l’ensemble de la dette.
Alors que l’Etat a accumulé les déficits d’année en année, les collectivités territoriales ont dû faire face aux transferts non compensés de compétences dans un contexte de crise. Or, en charge des services publics du quotidien, elles se heurtent à des contraintes autrement plus lourdes, puisqu’il leur est interdit de voter un budget en déficit et que les emprunts ne leur sont possibles que pour les investissements qui représentent malgré tout 70% de l’investissement public.
Nous tenons à dénoncer l’instrumentalisation d'une initiative destinée à faire injustement peser, sur les élus locaux, les effets de la mauvaise gestion gouvernementale des deniers publics.
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