vendredi 28 octobre 2011

Hollande répond au "candidat" Sarkozy

Par LEXPRESS.fr, publié le 28/10/2011 à 17:23, mis à jour à 17:40



Hollande répond au "candidat" Sarkozy
En attendant le journal de 20h de France 2 ce vendredi soir, le candidat socialiste à la présidentielle a répondu aux attaques de Nicolas Sarkozy dans une interview au Monde

François Hollande n'a pas perdu de temps. Principal adversaire de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de mai 2012, le  candidat socialiste se devait de reprendre la main. Dans une interview accordée au Monde.fr, le député de Corrèze répond point par point aux propos du président de la République ce jeudi sur France 2 et TF1
Aux critiques du président sur sa volonté de créer 60 000 emplois dans l'Education nationale, sur les 35 heures de Martine Aubry ou la retraite à 60 ans de Mitterrand, François Hollande répond par l'ironie: "Pourquoi n'est-il pas remonté à 1936 avec les congés payés, ou même au début du XXe siècle avec la journée de huit heures et le repos dominical" 
"Un candidat sans mémoire"
Il renvoie Nicolas Sarkozy à son propre bilan: "De ses cadeaux fiscaux, (...) du creusement des inégalités, du laxisme en matière de hautes rémunérations, de l'impuissance face aux banques, (...) finalement, il n'est en rien responsable. Nous aurons face à nous un candidat sans mémoire. L'amnésie lui servira de viatique." 
Ensuite sur l'accord conclu à Bruxelles qui aurait sauvé l'Europe et le monde de "la catastrophe" selon le président, François Hollande nuance: "La zone euro a évité le pire, mais l'accord trouvé à Bruxelles est partiel et insuffisant [...] Rien n'est réglé dans la durée". Il pointe le recul de Nicolas Sarkozy face à la chancelière allemande: le fonds de stabilité financière "n'est pas adossé à la Banque centrale, ce qui était une revendication française que Nicolas Sarkozy a abandonnée." 
"Si la note devait être dégradée, le président sortant en porterait la responsabilité"
Sur le plan économique, le candidat socialiste critique la révision à 1% de la perspective de croissance de la France en 2012: "C'est encore trop optimiste compte tenu des plans d'austérité qui s'accumulent dans la zone euro. Or je ne vois nulle part la moindre politique de croissance: l'investissement public est en diminution, le soutien à l'investissement privé est insuffisant, et les retombées du grand emprunt sont cosmétiques." François Hollande prévient: "Notre triple A est sous surveillance. Tout dépendra des mesures prises d'ici la fin de l'année. Quoi qu'il en soit, si la note devait être dégradée, le président sortant en porterait la responsabilité." 
Sur les affaires, Nicolas Sarkozy s'est posé en victime "d'intérêts politiciens". François Hollande ironise: "Lesquels ? Clearstream vient de son propre camp. Dans l'affaire Bettencourt, c'est Nicolas Sarkozy lui-même qui a écarté Eric Woerth de son gouvernement. Quant aux révélations concernant Karachi, elles sont aujourd'hui le fait de la justice. Si Nicolas Sarkozy est une victime, c'est de lui-même." Enfin, le député de Corrèze met en perspective les affaires qui touchent la police à Lyon et à Lilleavec le maintient de Bernard Squarci (DCRI) dans ses fonctions: "J'ai cru comprendre que les policiers mis en examen à Lille et à Lyon avaient été suspendus alors que la procédure judiciaire n'est pas terminée. Pourquoi Bernard Squarcini est-il maintenu? Je demande sa suspension. Il ne peut y avoir deux poids deux mesures." 

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