Présent hier soir à Soissons à l’invitation de Jean-Jacques Thomas pour évoquer après la conférence de presse de François Hollande l’action gouvernementale, Bruno Le Roux n’a, non seulement, pas boudé son plaisir, mais convenu que PS avait « trop longtemps été absent des écrans radars ». La raison ? « Il fallait d’abord être à la tâche ». Cependant, le Président du Groupe socialiste de l’Assemblée Nationale estime que « face au déchaînement médiatique, il fallait répondre et expliquer ». Avant de retrouver le Parlement dans la soirée, non seulement il l’a fait, mais il a répété sa « fierté d’appartenir à une majorité qui d’ores et déjà a mis en chantier l’ensemble des engagements de François Hollande ».
Malgré tout, comme le Premier Secrétaire fédéral l’avait souligné pour son dernier discours à ce poste, « le changement, ça prend du temps ». « Il convient d’abord d’assurer le redressement du pays », renchérit son collègue du Bureau National, car, pour lui, « l’élection présidentielle n’a fait que remettre à zéro le compteur démocratique. Le déficit du pays était toujours de 1 700 milliards avec une aggravation de 900 milliards et la France avait toujours reculé de huit rangs dans le classement de l’OCDE ». De quoi « justifier la mise en cause du bilan du Gouvernement qui, lui, n’avait pas hésité, de janvier à mars 2012, à mettre en cause l’héritage de Lionel Jospin de … 2002 ! ».
Justifiant la (re) fiscalisation des heures supplémentaires au moment où le chômage continue sa progression et où la décision du précédent Gouvernement avait coûté à la France 3,5 milliards, mais également les emplois d’avenir, Bruno Le Roux salua la méthode de Jean-Marc Ayrault qui permit « au MEDEF comme à la CGT de se retrouver pour accepter les contrats de générations dans les entreprises ». Il le rappela à plusieurs reprises à la fin de son intervention, « l’objectif est d’inverser la courbe du chômage d’ici à la fin 2013 ». « Impossible ?,s’interrogea-t-il, impossible si on ne fait rien et si nous sommes contraints de prendre des mesures difficiles, c’est parce qu’elles n’ont pas été prises avant ! ». Après l’intervention de François Hollande la veille, difficile d’être plus clair.
http://jjthomas.canalblog.com/archives/2012/11/15/25583215.html
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