Le 27 avril, François Hollande tenait une grande réunion publique au Zénith de Limoges. Devant le public d'une région qu'il connait bien, il a adressé un discours de rassemblement et d'espoir.
L'intégralité du discours de François Hollande à Limoges
Mes chers amis, je suis heureux de vous revoir, de revenir dans ma région, le Limousin. Vous me manquez. Je m’étais absenté depuis des mois et des mois pour convaincre les Français, arriver en tête au premier tour, et je voulais avant le second vous adresser un message, à vous. D’abord vous dire ma gratitude. Vous m’avez accueilli il y a 31 ans, ici à Limoges, à la gare des Bénédictins. Je venais d’Austerlitz – ça commençait bien ! – et j’arrivais ici pour être candidat, déjà, en Corrèze, contre un député sortant qui avait à l’époque une célébrité que je n’ai pas encore atteinte mais que j’approche, j’approche ! Et depuis 1981, à chaque étape de ma vie politique, vous m’avez tous soutenu, apporté ce qui est le plus grand dans une démocratie, la légitimité du suffrage. Vous m’avez permis d’être ce que je suis devant vous : candidat à l’élection présidentielle ! Et si les Français, je n’en sais rien encore, me permettaient d’être le prochain président de la République, l’histoire, en tout cas telle qu’elle sera écrite bien plus tard, rappellera donc que c’était à Limoges que tout avait commencé.
Ma gratitude aussi parce que c’est ici, dans le Limousin, dimanche premier tour, que la région, ma région, votre région, m’a donné le meilleur résultat de l’hexagone. Je salue tous les élus qui y ont contribué, président de région, président de département – ils se sont exprimés avant moi – le maire de Limoges, Alain Rodet, mais je veux quand même – ils me le pardonneront – adresser une mention particulière à la Corrèze, à ma ville de Tulle qui m’a donné le meilleur résultat de France. Mais enfin, nous ne sommes qu’au premier tour, il va falloir faire mieux au second !
Je suis ici à Limoges sur une terre de fidélité. Fidélité d’abord à cette grande idée du socialisme. Limoges avait même été appelée au XIXe siècle – je ne sais pas comment il fallait juger cette comparaison – la Rome du socialisme – je n’ose pas dire le Vatican du socialisme, ou la Macque parce que maintenant, nous sommes accusés de tout ! Fidélité à l’histoire du socialisme. Fidélité aussi au mouvement ouvrier, au syndicalisme. C’est à Limoges que s’était tenu en septembre 1895 le congrès constitutif de la CGT sous l’impulsion des cheminots qui les premiers avaient organisé le combat syndical. Je parle la CGT mais je ne veux pas la compromettre, parce que voilà que le candidat sortant nous fait tous les procès. Et il suffit qu’une organisation syndicale annonce qu’elle préférerait le voir partir pour qu’aussitôt, il considère que cette organisation serait inféodée au Parti Socialiste. Si seulement ! Mais ce n’est pas notre conception ni du syndicalisme, ni de la politique. Les syndicats sont indépendants, ils sont responsables et ils disent ce qu’ils ont envie de dire à un moment ou à un autre.
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