Interrogé sur la montée dans les sondages du score de Jean Luc Mélenchon au premier tour, il a expliqué que « Ce qui compte, c’est un bon score de François Hollande au premier tour. » pour assurer une victoire de la gauche.
« En 1981, Marchais a fait 15%. Est-ce que c’est ce résultat qui avait permis la victoire de la gauche ? Pour une part ! C’est surtout le fait que François Mitterrand ait été haut au premier tour qui a fait la victoire. Ma responsabilité est donc de faire le meilleur résultat au premier tour. Après, que le score du reste de la gauche soit important, qu’on ait un total des voix de gauche qui nous permette d’avoir la marge qui nous permettra de gagner, oui. 1981, vingt-trois ans d’opposition ! Là, dix ans, c’est déjà pas mal… Je trouve que c’est même trop. »
François Hollande est aussi revenu sur son plan de redressement pour sortir la France de la crise.
« Il n’y a pas de rigueur que je proclame. Il y a tout simplement le redressement. On ne peut pas vivre avec une dette publique qui a les conséquences que l’on sait. Il faut donc régler ça. Vous pouvez le faire dans la justice, en demandant d’abord à ceux qui ont le plus, du côté d’un certain nombre de hauts revenus et de grandes fortunes ; du côté aussi des entreprises qui ont d’ailleurs, comme l’a dit Laurence Parisot, beaucoup bénéficié de la politique de Nicolas Sarkozy. »
Questionné sur le plan international, François Hollande a réaffirmé sa position concernant le retrait des troupes françaises d’Afghanistan « pour que l’opération soit définitivement arrêtée fin 2012 ». Il s’est aussi exprimé sur la situation en Syrie : « je ferai tout (et je n’ai pas de critique à faire sur la diplomatie française) pour que le Conseil de sécurité puisse enfin décider un niveau de sanction et d’intervention permettant d’en terminer avec les massacres. »
Retrouvez l’entretien de François Hollande ici.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire