Toujours sans projet, Nicolas Sarkozy continue de se défausser de ses responsabilités à Villepinte : c'est l'aveu de faiblesse de la France forte
Par Najat VALLAUD-BELKACEM, Porte-parole de François Hollande
"Nicolas Sarkozy avait promis de dévoiler son projet aujourd'hui : les Français se contenteront d'une nouvelle justification de ses échecs, et d'une nouvelle promesse de mieux faire... Sans rien assumer, sans rien changer puisqu'il l'a dit lui-même : il a déjà tout donné. Après la crise, les chômeurs, les étrangers, les élites, les corps intermédiaires et, bien sûr, la gauche, voici donc le nouveau responsable du jour : l'Europe!
La campagne de la droite, ce n'est plus une idée par jour, mais un responsable par jour. Quant au Président responsable de son bilan, et au candidat engagé par un projet, nous les attendons toujours."
Parler de la sidérurgie à Villepinte relève de l’impudence
Par Aurélie FILIPPETTI, Député de Moselle, Responsable du pôle Culture, audiovisuel, médias
"Comment le candidat sortant peut-il avoir l'impudence d'évoquer Gandrange et Florange à Villepinte alors que ces tragédies sociales resteront la marque de l'échec patent de sa politique industrielle ? À Gandrange, il avait promis que l'Etat investirait avec ou sans Mittal et que l'aciérie ne fermerait pas. Elle a fermé. Plus de 250 salariés ont été reclassés à Florange. Aujourd'hui, les hauts fourneaux de Florange sont à l'arrêt. Les 17 millions d'euros qu'il prétend avoir obtenu de Mittal ne concernent pas les hauts fourneaux.
Pendant son discours il s'est évertué à essayer de parler aux Français mais qu'a-t-il à dire aux ouvriers de la sidérurgie ? Pour l'industrie comme pour le reste, son bilan c'est son boulet."
Un discours pas à la hauteur de l'évènement annoncé
Par Delphine BATHO, Porte-parole de François Hollande:
"Le discours de Nicolas Sarkozy à Villepinte aujourd'hui n'est pas à la hauteur de l'événement qui était annoncé. Nicolas Sarkozy prétendait qu'il allait renverser la table et, finalement, il s'est livré à un discours sans idées nouvelles, qui ressemble aux précédents. Son propos s'adressait aux militants de l'UMP qui ont rempli la salle grâce aux renforts de cars et de TGV, mais pas aux Français.
Seule nouveauté, après la séquence justification et fausses excuses sur son quinquennat, Nicolas Sarkozy fait désormais de l'Europe le bouc-émissaire de son bilan.
Venant de celui qui met en avant le soutien de tous les conservateurs européens et qui reproche à François Hollande de vouloir renégocier le traité d'austérité, prétendre remettre en cause tous les traités de l'Union européenne est particulièrement cocasse."
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