Jean Zay était un homme politique français, né à Orléans en 1904. Élu député à l’âge de 27 ans, il devient ministre de l'Education nationale et des Beaux-Arts de 1936 à 1939, soutenu par Léon Blum.
Un homme engagé qui a combattu le nazisme.
Après s’être engagé sur le front, Jean Zay s’est rendu en Afrique du Nord au côté de Pierre Mendès France. En 1940, il s’oppose au régime de Vichy et est arrêté et incarcéré à Riom. Jean Zay a été kidnappé et assassiné par des miliciens à Molles (Allier) le 20 juin 1944, pour ses convictions et son combat contre le nazisme.
Un ministre pour éduquer et cultiver le peuple
Jean Zay en tant que ministre de l’Education et des Beaux Arts a su réformer l’éducation nationale malgré la crise économique de l’époque. Il a surtout mis une grande volonté à intégrer la démocratie dans le domaine scolaire. Il a mis en place le système d’ « école unique », et a ainsi mis fin à la division, purement sociale, de l’école primaire. Jean Zay, grand défenseur d’une éducation globale, ne réduisait pas l’éducation à l’intelligence. Il a d’ailleurs introduit l’éducation physique et sportive en Primaire, et d’autres activités extra scolaires. Il a aussi créé, en collaboration avec Léo Lagrange, l’Union Sportive de l’Enseignement du Premier degré (USEP). Jean Zay a également rétabli l’importance des Beaux Arts dans l’éducation, en exerçant une politique en faveur des arts et de la culture.
« Pour Jean Zay, la République repose avant tout sur le civisme et l'intelligence des citoyens, c'est-à-dire sur leur éducation intellectuelle et morale. […] Contre la conservation sociale mais aussi contre les utopies révolutionnaires, la politique est ce mouvement par lequel l'humanité s'approfondit et devient en quelque sorte plus digne d'elle-même. » - Antoine Prost
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