Dimanche, en monopolisant les principales chaines de télévision, il a convoqué les français à une soirée de fin de règne. Face à quatre journalistes, nous avons découvert un Nicolas Sarkozy à la traine de François
Hollande qui ne sait plus comment reprendre la main après un presque quinquennat
désastreux.
Qu’a-t-il proposé pour relancer l’économie
et lutter contre le chômage ? Six mesures, tout un programme destiné à un électorat,
non pas issue des classes moyennes, mais des classes sociales des plus riches.
Un mini programme applaudi par des militants U.M.P. en manteau de vison ou par
le Medef et les principales organisations patronales.
· La TVA sociale, une taxe
qui n’en porte pas le nom :
La TVA augmentera de 1,6 point. Dans le
même temps, la CSG sur les revenus financiers augmentera de deux points.
L'argent dégagé permettra de financer 13 milliards d'euros de
baisses de charges patronales. La mesure a pour but de faire baisser le
coût du travail pour empêcher les délocalisations. Certains députés de droite
s'inquiètent de la baisse de la consommation inhérente à une hausse de la TVA.
Cette mesure risquant de plomber en plus l’économie du pays, elle sera applicable
seulement après l'élection…
· Le logement :
Devant la crise du logement, Nicolas
Sarkozy est venu avec une mesure principale : "Tout terrain verra ses
possibilités de construction augmentées de 30%". Dans le même temps, Il
écarte toute idée d'encadrement des loyers.
· l’apprentissage :
La seule solution qu’il propose pour
réduire le fort taux de chômage chez les jeunes, il annonce le passage de 4 à 5
% du nombre d'apprentis dans les entreprises de plus de 250 salariés.
· L’industrie :
Nicolas Sarkozy souhaite la mise en place
d'une banque de l'industrie pour financer les prêts aux établissements
industriels. Il doit trouver 1 milliard pour la financer.
· Les 35 heures :
Nicolas Sarkozy a annoncé la
fin des 35 heures. Il demande aux partenaires sociaux de lancer des
négociations et aboutir à des accords "dans les deux
mois". Une demande forte des syndicats … patronaux.
· Taxes sur les
transactions financières :
La taxe sur les transactions financières
sera mise en place en août à hauteur de "0,1%". Il table sur une
recette annuelle de 1 milliard d'euros. Sauf que cette taxe ne sera efficace
que si elle s’applique à tous les pays Européens.
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