samedi 26 novembre 2011

Jean-Jacques Thomas au bureau national du PS

Jean-Jacques Thomas répond aux questions de Benoît Taquet du Courrier d'Hirson.

Benoît Taquet: Avant tout, qu'est-ce que le bureau national du PS et à quoi sert-il?
Le bureau National assure la direction et l'administration du PS dans le cadre des attributions que lui délègue le Conseil national. Si avec 204 membres, le conseil constitue le parlement du parti, le bureau national correspond  un peu à conseil des ministres présidé par la première secrétaire, Martine Aubry. 

Benoît Taquet: Combien êtes-vous au sein de ce bureau?
Le bureau national compte 54 membres parmi lesquels François Hollande , Vincent Peillon, Manuel Valls, Benoît Hamon, Harlem Désir, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Julien Dray ou Anne Hidalgo.

Benoît Taquet: Quelles sont les raisons pour lesquelles vous y êtes entré?
Après le congrès de Reims et l’élection de Martine Aubry, le rapport des forces a changer. Au lendemain des Primaires, le rééquilibrage souhaité par les amis de François Hollande a permis de compléter la liste des responsables. Vincent Peillon a souhaité que je siège au Bureau national. C'est fait.

Benoît Taquet: Combien de fois par semaine devez-vous vous rendre à Paris, ou ailleurs, pour assurer cette nouvelle responsabilité politique?
Le bureau national se réunit chaque mardi de 17 h à 19 h 30.

Benoît Taquet: Comment arrivez-vous à gérer votre emploi temps, lequel était déjà bien chargé auparavant?
Pendant six ans, jusqu'en 2009, je participais déjà au bureau national. je retrouve donc mon siège et le travail porte plus sur la réflexion et, le cas échéant, sur des interventions liées à l'actualité politique à laquelle je m'intéresse déjà sans être membre du bureau national. mais siéger permet surtout de réfléchir aux solutions à mettre en oeuvre face à la crise et de proposer une nouvelle politique pour 2012. Dans le cadre des Présidentielles, il est essentiel d'arrêter des alternatives crédibles. Y contribuer est passionnant et intellectuellement enrichissant.

Benoît Taquet: Recevez-vous une rémunération pour travailler au sein de ce bureau?
Non, il s'agit d'un acte militant. Ni rémunération. Ni indemnité.

Benoît Taquet: Les tensions entre écologistes et socialistes au sujet du programme nucléaire, et en particulier du futur EPR, ont-elles réellement disparu?
L'indépendance énergétique demeure une question fondamentale. Passer de 75% d’énergie nucléaire à 50% d'ici 2025 constitue une première étape. l'accord signé le confirme tout comme le renforcement des garanties de sûreté du parc nucléaire français. S'agissant du Mox et des besoins de retraitement des combustibles, ils se poursuivent mais il diminueront. La question est tranchée, mais il était normal que ce point fait l'objet de divergences aujourd'hui levées.

Benoît Taquet : Faîtes-vous toujours partie du comité de campagne de François Hollande?
Je travaille toujours avec Vincent Peillon et Marc Mancel. Pierre Moscovici est chargé de l'organisation et François Hollande a intégré toutes les sensibilités du PS et du PRG. Ce week-end, Marc Mancel était à la maison pour, notamment, échanger sur les grands dossiers de campagne.

Le courrier d'Hirson le jeudi 24 novembre 2011.

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